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ladefense, le il y a 13 années et 9 mois.
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11 novembre 2010 à 10h30 #123280
ladefense
ParticipantBonjour,
Dans le cas d’un traitement nous sommes souvent en arrêt de travail à cause des effets secondaires.
Normalement au bout de 3° d’Arrêt, la Sécurité Sociale nous place automatiquement en Invalidité Niveau 2.
Etes vous confronté à cette situation ?
Si oui pouvez vous m’indiquer comment cela s’est passé et aussi les conséquences ?
Merci d’avance de votre retour.
15 novembre 2010 à 23h39 #123282Blue Guitar
ParticipantJe suppose que tu ne travaille pas dans le domaine public. Je ne pourrai donc pas te répondre sur cette question. Par contre, je peux te dire ce qui se passe pour moi. Peut être que l’on t’as mal renseigné à ce sujet.
Voilà en bref mon histoire professionnelle depuis que j’ai appris ma rechute après la néphrectomie totale que j’avais subie 6 mois avant.
J’ai vu le médecin du travail qui m’a dit que je pouvais bénéficier d’un congé de longue maladie dit "fractionné" qui a été accordé par un expert médical. En plus du Sutent je suis entrée dans un protocole d’essai AMG 386 qui m’oblige à me rendre à l’hopital 1 fois par semaine le lundi. Mon médecin avait demandé un arrêt de travail le lendemain de ‘injection. J’ai donc depuis plus ‘un an 2 jours de CLM fractionné. Le médecin du travail a fait prendre en compte mes deux mois d’arrêt pour la néphrectomie. A ce jour, il me reste plus d’un an de CLMF si on poursuit les injections encore 1 an. Si je les arrête, j’ai deux ans de CLMF. Le Congé de longue maladie se recrédite dès que j’aurais repris à temps plein 1 an. Ensuite, il y a le mi-temps thérapeutique. Sans aucune amputation du salaire bien sûr. La suite, on verra après. Donc il y a de la marge. Une chose est sûre, le médecin su travail a bien capté que la poursuite du travail était très importante pour moi, et pour nous tous en particulier. C’est une manière, pour nous, de garder un rôle social important quand même. Mon oncologue n’a pas sourcillié le moindre instant quand je lui ai dit que je voulais poursuivre mon activité professionnelle. D’ailleurs elle ne ‘a rien interdit.
Je reconnais cependant que je suis une sacrée privilégiée par rapport à beaucoup de malades qui n’ont pas la même amplitude de mouvement dans leur entreprise. Il est vrai que je travaille avec des médecins mais qu’ils n’étaient pas obligés de me faciliter la tache. J’aurais pu tout aussi bien me voir proposer l’arrêt pur et simple. Mais je n’en suis pas là.
Je sais que ce traitement est très long. Très handicapant certaines fois. Si je rentre plus tard le matin, je peux rattraper l’heure ou l’heure et demi le soir. Sans me fatiguer pour autant. On m’a aménagé le travail. Je ne fais malheureusement plus d’accueil. Le simple fait de poursuivre mon activité professionnelle ma laisse croire que je vis normalement, presque comme avant tout ça. Et sincèrement, mon moral n’a jamais vacillé. Même lorsque mes scanners sont stables alors que j’aurais aimé que les lésions diminuent.
Je ne cache pas que dans mon administration, au service du personnel, il y a encore des agents qui chipotent sur certaines décisions prises par le médecin du travail. On m’a fait des difficultés. Dans mon service, il y a deux jalouses qui ne comprennent pas pourquoi on m’a aménagé un bureau au rez de chaussée pour m’éviter de monter sans arrêt les escaliers. Si je suis fatiguée, pourquoi je ne reste pas chez moi m’a t-on proposé !!! Mais je tiens bon. Ce travail, c’est aussi ma survie et la survie de tous ceux qui se sentent d’aller travailler malgré le traitement.
Je crois qu’il faut que tu te renseignes très bien. Les malades ont des droits et ne doivent pas être stigmatisés ni lésés.
Je sais que ma réponse ne correspond pas vraiment à ta demande, mais puisse-t-elle t’encourager dans tes démarches. Même si maintenant, tout ça parait facile pour moi, je n’ai pas toujours été très optimiste au début. Mais maintenant, je suis très contente du résultat et je n’hésiterai pas à aider d’autres collègues dans la même situation que moi.
Alors courage, tu dois y arriver toi aussi.
4 février 2011 à 11h21 #123350la mouette
ParticipantSalut ladéfense. Je pense qu’on se cotoye sur internet toutes les deux depuis près de 3 ans maintenant. Je suis en fin de droit d’indemnités journalières et j’ai fait un dossier d’invalidité auprès de la CRAM. Comme j’ai été hospitalisée ces dernièrs temps, je l’ai fait un peu tardivement. J’espère que ça va se débloquer assez rapidement. De ce que j’ai pu lire sur les blogs, nous devrions être prises en charge en catégorie 2. Je te tiens au courant.
La mouette
22 février 2011 à 10h19 #123356step2
ParticipantBonjour à tous
Je regarde tous vos messages depuis bien longtemps maintenant, 3 ans déjà que j’ai subit une Néphrectomie totale du rein droit je suis resté en ALD durant 3 ans suite à des douleurs dans tout le coté droit qui m’obligeaient à m’allonger plusieurs fois par jour.
Bien sur j’avais une vie professionnel et les conséquence de cet arrêt aurait peu joué en ma défaveur à terme car mon entreprise ne va pas très bien dans ma région et les poste qui m’étaient proposé ne me convenaient plus du tout.
J’étais une personne de terrain très active et me retrouvé dans un bureau à classer des papiers me faisait très peur.
Mon entreprise à choisi….elle m’a proposé la réforme administrative, j’ai accepté bien sur cette formule, mais pour l’avoir chez nous, il faut avoir un minimum de 25 années de travail et surtout que le médecin conseil de nous place en invalidité au 2/3,puis nous passons devant une commission de réforme devant 2 médecins conseil indépendant de l’entreprise qui suivant les dossiers donnent leurs accords.
Dans mon cas je n’ai pas eu de problème, je suis reconnue en invalidité 2èm catégorie, donc avec un minimum de revenus.
Maintenant il faut savoir que dans un cas comme le mien ce minimum de revenus ne compte pas puisque le nombre d’années travaillées qui compte pour ma retraite dépasse ce minimum d’environs 150 euros. C peu bien sur, mais beaucoup aujourd’hui travail pour moins donc je ne me plein pas.
J’ai donc accepté tout cela sans broncher, j’ai 51 ans une vie prof… qui en a pris un coup, une santé aujourd’hui moyenne car je vie constamment avec des douleurs à droite et à gauche qu’il faut que je traite.
J’ai préféré resté et aider mes enfants dans leurs études et leurs déplacements et je vie bien….
Je n’ai surtout plus de compte à régler à qui que se soit, plus aucun responsables qui se croit au dessus de vous, tout cela est terminé,quel bonheur pour moi.
Je comprend très bien les gens qui aimes leurs boulot et qui y retourne… moi juste, je l’aimais trop peut être…. et j’y est laissé ma santé, j’ai même demandé à reculer mon opération pour pouvoir terminer mes travaux (audit), quel fou, je n’ais jamais eu en retour un… « Comment ça va ? » !!! Lorsque j’étais couché. Voila pourquoi aujourd’hui je suis heureux.
Je vous souhaite plein de courage et m’excuse pour les fautes dans mon texte, c comme cela chez moi, si j’en fait un complexe je n’écrit plus,et je reste seul.
STEP2
2 mars 2011 à 23h00 #123361brandt
ParticipantApres trois ans d’ALD, la sécu vient de me mettre en invalidité catégorie 2..J’ai 57 ans et serai en retraite dans 4 ans.
Je perçois donc une "rente "sécu calculée sur les 10 meilleures années de travail et un complément versé par la caisse de prévoyance de mon entreprise .Au total, je perçois presque l’équivalent de mon salaire antérieur.
Je suis prochainement (18 mars)convoquée par le médecin du travail pour envisager un licenciement pour inaptitude au travail à la demande mon employeur.Je ne ferais alors plus partie du personnel et recevrais des indemnités de licenciement .Mais lors de ma mise en retraite je n’aurais pas d’indemnité de départ à la retraite .c’est équivalent pour moi et je préfère finalement avoir cette indemnité maintenant plutot que dans 3 ou 4 ans …..
3 mars 2011 à 7h08 #123362ladefense
ParticipantBonjour,
J’imagine que la rente sécu sur les 10 meilleures années est plafonné à environ 1200 Euros (50% de la tranche A de la sécu).
Une Question complémentaire : Actuellement tu as un complément de la part de la prevoyance, ce qui fait que tu as à la fin du mois l’équivalent de ton salaire (Merci les prevoyances).
Maintenant Quid lorsque ton licenciement sera effectif ?
Comme tu ne feras plus partie des salariés de la sociètè, tu perdras le privilége de la mutuelle / Prevoyance.
Cela veut il dire que même après un licenciement :
A – Tu garderas l’adhesion de la mutuelle au tarif d’un employé ?
B – Tu garderas le complément de la prevoyance ?
As tu verifié cela ?
Moi de mon coté j’ai regardé le contrat de la mutuelle / prevoyance est si je suis licencié (sachant que je ,ne suis pas encore en invalidité), le point A disparait, le point B est soumis à une validation de la part du medecin de la prevoyance qui doit s’aligner sur la decision de la secu et cela d’après mes informations n’est absolument pas systematique.
Merci de ton retour
15 mai 2011 à 11h08 #123407brandt
ParticipantBonjour ..
Je réponds un peu tardivement , excusez moi ,je ne visite pas régulièrement le site..Comme je travaillais auparavant à temps partiel(60%) ,je suis largement en dessous des 1200€ ..mais le complément de la prévoyance me permet d’en approcher le montant de mon salaire perçu auparavant ..oui merci les prévoyances!
Après le licenciement, je n’aurai effectivement plus droit aux avantages d’entreprise ,notamment à la mutuelle ,je fais en ce moment des devis comparatifs, je vais devoir ajouter environ 70€ par mois .Je considère que la prime de licenciement (6 mois de salaire) sera amputée partiellement par cela ,c’est un calcul à faire pour moi..De toutes façons, je ne me sent plus la force ni l’envie de retravailler ..
Pour la prévoyance, je m’étais renseignée et on m’avait assurée que cela continuerait à être versé..mais je vais encore questionner à ce sujet, merci de m’y faire penser..
Amicalement
3 mars 2012 à 12h29 #123699Blue Guitar
ParticipantBonjour,
Je souhaiterais intervenir suite au post de Step2. Son histoire rappelle la mienne.Les problèmes que j’ai connus au bureau sont à peu près les mêmes.
Moi aussi j’ai trop aimé mon travail. Je dois dire que je reconnais aujourd’hui que c’est une erreur. S’accrocher à quelque chose qui ne fonctionne plus, à une mise au placard évidente, et pour finir un rejet total de certaines personnes qui m’ont aidée, ça ne m’a pas servie. Il faut donc passer à autre chose.
Avec l’aide des syndicats, j’ai pu dialoguer avec la hiérarchie, mais ça n’a servi à rien. La responsable du service, qui est médecin (faut le dire) m’a carrément mise de côté et ne répondait plus à mes demandes. Si je partais chercher de l’aide (pour le travail) dans d’autres services, elle me faisait comprendre qu’il y avait du travail dans mon service et que j’allais donc me promerner dans les autres services.
J’en ai eu marre. Mon syndicat m’a demandé de ne plus aller travailler et de sauver ma peau. Je me suis arrêtée en CLM fractionné et j’ai postulé pour un autre service. On (toujours la même personne) m’avait dit que ce n’était pas possible et qu’aucun chef de service ne voudrait de quelqu’un qui travaille sur 3 jours seulement qui plus est malade. Ce qui est totalement faux. J’attends donc ma nouvelle affectation. Le Directeur Général adjoint a été choqué par ma situation et très étonné que la chef de service n’ait pa su gérer ce problème humain. C’est grace à lui que j’ai pu reprendre espoir. Je peux continuer à travailler.
Mais une chose est sûre, à la première attaque, je n’hésiterais pas. J’arrêterais le travail. Avec mon mari on a un projet. Je le suivrai et je n’aurais plus de chefaillon sans coeur au dessus de moi. J’ai repris mes cours de dessin. Peut être pourrais- vivre de mes petites créations. Ca peut se faire.
En fait, je crois qu’il ne faut jamais arrêter d’avoir des projets, de vouloir créer autre chose. C’est ce qui nous permet d’avancer. Il ne faut plus jamais se laisser dire qu’on est plus capable de faire de belles choses. C’est faux. On peut tous arriver à se dépasser. Malgré notre maladie.
On peut effectivement conituer à travailler, mais avoir une seule priorité : sa santé. Parce qu’elle est précieuse et qu’on a encore des tas de choses à faire.
Step, tu n’es pas seul dans ce cas et c’est super de pouvoir échanger. à ce sujet. Les décisions des uns et des autres sont toutes respectables. On est peut être malades mais on est vivants. Si je dois être mise en invalidité, j’accepterais parce que j’ai un AVENIR ailleurs. NOUS AVONS TOUS UN AVENIR; Courage à tous.
3 mars 2012 à 19h24 #123700shila
ParticipantMerci Blue Guitar pour ce message et je partage tout à fait ton avis.
Chacun peut vivre sa maladie différement, avoir envie de reprendre le travail ou pas, parfois par obligation. Mais ne pas oublier qu’on peut garder des projets , éventuellement envisager une reconversion professionellle, le principal c’est d’essayer au maximum de faire ce qu’on a envie de faire, se faire plaisir sans écouter toujours ce qu’on nous conseille et c’est comme ça qu’on arrive à supporter toutes ces étapes
merci encore pour ton message
Shila
19 juin 2012 à 0h04 #123820Blue Guitar
ParticipantShila, au bout de cinq mois de congé longue maladie fractionné, j’ai obtenu un poste très intéressant pour lequel il a quand même fallu que je me batte, que je me vende… On a essayé de me décourager, mais j’avais des réponses à tout. Et on a fini par me choisir, même en étant malade.
Je reconnais que d’avoir lu le livre de Gérard Bourrat, ça m’a aidée énormément, je lui ai chipé des anecdotes, des idées qui ont fait pencher la balance dans mon sens.
Je commence le travail mercredi après un passage chez le médecin du travail qui me donnera l’autorisation, je le sais. J’ai été très bien reçue dans mon nouveau service. Je connais déjà ma future collègue. On a préparé mon bureau. Ca m’a fait chaud au coeur. Avec mon Afinitor, je vais mieux physiquement et je n’ai pas trop l’air malade. J’emploie beaucoup de cache misère et j’ai retrouvé mon visage d’avant…
Mais le projet que j’ai avec mon mari est bien ancré en moi. Je sais bien que ce nouveau travail ne sera pas le dernier. Je n’ai rien dit à personne pour ne pas me pénaliser. Je prépare doucement ce que je veux faire de ma vie. Et c »est pas mal.
Je ne viens pas sur Arur assez souvent, mais je sais que j’y trouverai toujours du réconfort et tant que faire se peut, j’y donnerai aussi quelques conseils. Je suis heureuse de faire partie d’Artur.
19 juin 2012 à 17h41 #123822pepa
ParticipantBonjour Blue Guitar
Peux tu rapidement m’expliquer comment fonctionne le clm fractionné? Merci
21 juin 2012 à 8h03 #123823ladefense
ParticipantBonjour,
Je ne connais pas le CLM, mais il y a la possibilité de faire un mi-temps thérapeutique ou ¼ de temps toutes les possibilités.
Cela permet de reprendre une activité tout en ayant un financement de la Secu.
Attention tout de même sur plusieurs points :
Volonté de l’employeur de trouver une activité en mi-temps et aussi mise en place d’un avenant au contrat de travail
Plafond du remboursement de la Secu sur la tranche A
..
Cela est la solution la plus simple afin de reprendre une activité.
21 juin 2012 à 10h01 #123824pepa
ParticipantMerci Ladefense
Je suis toujours en activité. J’ai eu la chance cette année de bénéficier d’un allégement de service. J’ai renouvelé ma demande pour l’année prochaine mais j’ai cru comprendre que ce système n’était valable qu’un an (donc il s’arrêterait assez vite pour moi ).
Pour le mi temp thérapeutique, il faut s’être arrêté 6 mois en clm… et ça ne dure pas longtemps.(je garde cette solution pour plus tard si possible)
Alors je cherche d’autres alternatives pour travailler le plus longtemps possible, ça m’occupe l’esprit et m’aide à rembourser le crédit de mon logement. Par contre, je ne me sens plus capable de bosser à temps plein (trop de fatigue).
Le clm fractionné semble intéressant mais je n’arrive pas à avoir une explication claire sur son fonctionnement.
Voilà merci à vous si vous avez d’autres explications (je suis dans la fonction publique).
21 juin 2012 à 14h53 #123825ladefense
ParticipantLa fonction publique, alors je rends mon tablier
Sinon dans le privé il y a aussi la solutionMise en invalidité. D’un côté pension d’invalidité de la part de la Secu et on peut continuer une activité, et mise en place d’une activité avec l’employeur permettant de garder un pied dans le monde du travail.Cela est possible et je suis en plein dedans depuis bientôt 6 mois.
Peut-être un truc similaire dans le public.As-tu demandé à la médecine du travail et aussi assistance sociale ? -
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Dernière mise à jour le vendredi 22 août 2025