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- Ce sujet contient 5 réponses, 6 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Sparta, le il y a 4 années et 12 mois.
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19 mars 2021 à 11h32 #129819
Maman anéantie
ParticipantJe viens d'apprendre que mon fils de 37 ans à une tumeur de 14 cm sur le rein, je suis anéantie, comment peut-on aider son enfant , quels mots lui dire, j'en suis incapable et pourtant je voudrais tellement l'aider , avoir de l'espoir. Il doit se faire retirer le rein complètement, je sais qu'on peut vivre avec un seul rein si il est en bonne état. Je suis très mal , j'aurai préféré que ce soit moi qui est cette tumeur. Le docteur n'a pas parlé de cancer mais de tumeur, il dit que le cancer du rein n'existe pas. Que dois- je faire.
19 mars 2021 à 17h44 #129820C3l
ParticipantBonjour, j ai également 37 ans, et je vis à quelque chose près la même situation, j'ai demandé un second avis que j aurai lundi au final, car on m a également annoncé que l'on devrait me retirer la totalité du rein.
Au final, pour le vivre, je dirai que je le vis mieux que mon entourage. Je me suis faite à l'idée et je me dis qu'il y a bien pire, surtout qu'au vu de ce que j ai lu, majoritairement les suites se passent bien.
Je ne peux pas me mettre à votre place, bien sûre, je comprends malgré tout votre ressenti.
Je vous envoie toutes mes bonnes ondes, et n'hésitez pas si vous souhaitez échanger.
19 mars 2021 à 18h48 #129821
LaurentsMaître des clésBonjour,
Ton message me renvoit deux années en arrière quand, à l'age de 41 ans, on m'a diagnostiqué un cancer du rein. Ce que je peux te dire de ma propre expérience, c'est que, dans ces moments, on est traversé par des sentiments contradictoires : je dirais qu'au début, j'ai ressenti beaucoup de frustration. Certains venaient me visiter comme un malade, nouveau statut que j'avais du mal à intégrer. A l'inverse, d'autres voulaient me sortir, malgré ma grosse fatigue et ma fébrilité psychologique. Il y aussi ceux qui étaient terrifiés par ce qui m'arrivait et que je me retrouvais au final à rassurer. Et enfin, ceux qui n'osaient même pas aborder le sujet avec moi. Par contre, au milieu de tout ça, il y avait le sentiment d'être soutenu dans cette épreuve. et ce n'est pas rien !
Je pense que tu connais ton fils mieux que personne. En prenant les choses par étape et simplement, tu trouveras le moyen de l'aider.
Dans ton message tu écris que le docteur de ton fils lui a dit que le cancer du rein n'existe pas. Est-ce que cela veut dire qu'un scan ou une biopsie a permis d'identifier une tumeur bénigne ? ou bien était-ce juste pour le rassurer ? Assure-toi bien qu'il soit suivi par des spécialistes. Ce sera sa meilleure chance de vivre convenablement avec un seul rein et, s'il était atteint d'un cancer, de bénéficier des meilleurs traitements.
Je te souhaite beaucoup de courage et espère que tout se passera pour le mieux pour ton fils.
Amicalement.
19 mars 2021 à 19h16 #129823Fany
Participantbonjour, l'essentiel a été dit, chaque chose en son temps, il ne faut pas avoir peur de l'opération et oui on peut très bien vivre avec un seul rein, juste être présente l'entourer et être à l'écoute c'est déjà énorme
Bon courage à vous et à votre fils
19 mars 2021 à 22h15 #129824Pascal33
ParticipantOui on peut vivre avec un seul rein, une vie normale.
Si en plus le rein est retiré suffisamment tôt et qu'il n'y a pas de métastases tout devrait bien se passer pour de longues années.
Les deux premières phases, les plus courtes lors du diagnostic sont, le déni puis la révolte (pourquoi moi ?) ensuite il y a l'acceptation et là nous nous apaisons et nous apprenons à vivre avec.
Je vous souhaite beaucoup de courage.
22 mars 2021 à 12h38 #129843Sparta
ParticipantBonjour,
Pour répondre à votre question "comment accompagner votre fils ?", j'ai envie de vous répondre simplement : en expliquant à votre fils que vous êtes là, présente s'il a besoin de quoi que ce soit et en vous mettant en phase avec le besoin de votre fils, même si cela ne répond pas à votre besoin à vous.
Nous avons notre maladie à gérer avec tous ses aléeas physiques et émotionnels et je crois que nous avons profondément besoin de sentir que nous sommes entourés, que nous pouvons compter sur les gens qui nous aiment, mais sans devoir gérer les angoisses de notre entourage. C'est pour cela qu'il me semble important de ne pas hésiter à se faire aider lorsqu'on fait partie de l'entourgae, d'avoir un lieu pour parler de ce qui est difficile, pour ne pas en parler avec la personne malade, pour ne pas "l'encombrer" avec cela.
Par exemple, l'une des choses que je trouve dure en tant que malade est "la mauvaise nouvelle". Me concernant, à chaque mauvaise nouvelle, l'un des points compliqués est que je vais en parler à mon entourage, que je sais que cela va leur faire de la peine et ça c'est lourd pour moi, ça s'ajoute à la mauvaise nouvelle que je dois déjà gérer. Certes je n'y suis pour rien, mais annoncer une mauvaise nouvelle aux gens qui m'aiment est une épreuve, j'aimerais tant leur annoncer une bonne nouvelle…
Ce n'est que mon avis et j'imagine à quel point il est difficile d'être confrontée à la maladie d'un de ses enfants.
Je vous souhaite bon courage.
Christine
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