c'est bien d'avoir un livre de chevet comme ça qui nous aide à réfléchir sur ce qui nous arrive.
Moi c'est un livre qui n'a rien à voir avec le cancer, mais qui m'aide souvent dans mes reflexions sur ma vie, le monde et mes relations avec les gens, qui ont forcément changées depuis que je suis malade, et a être moins en colère, merci à mon grand frère chéri qui me l'a offert. C'est l'éloge de la fuite d'Henry Laborit
ce passage est mon préféré, mais il y en a bien d'autres :
Quand il ne peut plus lutter contre le vent et la mer pour poursuivre sa route, il y a deux allures que peut encore prendre un voilier: la cape (le foc bordé à contre et la barre dessous) le soumet à la dérive du vent et de la mer, et la fuite devant la tempête en épaulant la lame sur l'arrière, avec un minimum de toile. La fuite reste souvent, loin des côtes, la seule façon de sauver le bateau et son équipage. Elle permet aussi de découvrir des rivages inconnus qui surgiront à l'horizon des calmes retrouvés. Rivages inconnus qu'ignoreront toujours ceux qui ont la chance apparente de pouvoir suivre la route des cargos et des tankers, la route sans imprévu imposée par les compagnies de transport maritime. Vous connaissez sans doute un voilier nommé « Désir. »
Fany