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- Ce sujet contient 9 réponses, 4 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
FAVROT, le il y a 11 années et 10 mois.
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1 mai 2014 à 9h33 #124839
FAVROT
Participantbonjour,
je prépare un dosssier sur le cancer et la relation du malade avec sa maladie ; je m’interroge en ce moment sur le dispostif d’annonce de la maladie
voici 2 questions qui me permettraient d’ avoir des retours de vécu :
J’aimerai que vous me parliez de comment s’est passé l’annonce de votre cancer du rein
j’aimerai que vous me parliez de ce que vous avez ressenti à ce moment là
merci beaucoup de votre aide
Aline
1 mai 2014 à 11h48 #124840Pierre
ParticipantBonjour Aline,
Vous risquez de n’avoir aucune réponse à votre enquête si vous ne vous présentez pas un peu plus. Qui etes-vous, dans quel cadre réalisez-vous cette étude, pour qui, quelles sont les modalités de l’enquête (questionnaire, entretien, anonymat etc…) ?
Cordialement,
Pierre
1 mai 2014 à 17h14 #124842Alain
ParticipantBonjour Aline
Tout à fait d’accord avec Pierre .
Cordialement
1 mai 2014 à 18h54 #124843FAVROT
ParticipantBonjour,
je suis de formation travailleur social , et je me suis réorientée il y a deux ans dans la formation ; pour obtenir mon concours en enseignement professionnel option sciences médico sociales, je dois réaliser un dossier technique portant sur un sujet médico- social ;
voilà l’objet de ma recherche : étudier le comportement du malade face à la maladie ; de manière tout à fait anonyme bien entendu !!!
je souhaite comprendre déjà ce qui se passe lors de la première étape : l’annonce du diagnostic puisqu ‘un dispositif particulier est mis en place au moment de l’annonce (d"’où mes deux questions )
puis dans un second temps je travaillerai sur l’hypothèse suivante : dans la rencontre entre un cancer et un malade, tous les besoins ne sont pas satisfaits (thèse , antithèse, synthèse)
Est ce que cela est plus clair ? et est ce que cela peut vous rassurer ?
Merci de votre aide
2 mai 2014 à 19h51 #124848elvis19
ParticipantJe l’ai su en direct après avoir perdu 33 kgs,après un examen,j’ai répondu a l’urologue,merci docteur c’est cool
Je parle de mes 2 cancers (vessie et rein,car je ne veut pas que celà reste "tabou",et puis les gens pensent ce qu’ils veulent
Si tu veut en parler +,j’ai le temps
Amitiés
yves
2 mai 2014 à 21h16 #124849FAVROT
Participantmerci Yves pour cette réponse ; car en ayant votre témoignange, je mesure avec d’autres personnes (autres cancer) , combien parfois le dispostif d’annonce est parfois aléatoire .
2 mai 2014 à 21h25 #124850FAVROT
Participantil ne faut pas que cela reste tabou , c’est vrai ; une professionnelle d’ ERI me disait combien c’etait difficile de parler du cancer sauf peut être maintenant pour le cancer du sein où cela semble plus facile d’en parler.
Yves, est ce que je peux vous demander
– ce que vous avez ressenti au moment de cette annonce,
– est ce que au moment de l’annonce, on vous a proposé un temps de soutien, d’accompagnement pour vous nformer de vos droits, des associatons …
Merci Yves et aux personnes qui voudront bien répondre de manière tout à fait anonyme
3 mai 2014 à 20h30 #124853elvis19
ParticipantBonsoir,
J’ai eut "un blanc" et je me suis casser de l’hopital en me disant "mec t’es au bout",après plusieurs ois de chirurgie,radiothéraphie,chimio thérapie,je survie,j’en parles,les gens ont peur de cette maladie.Je crois que personne ne peut comprendre et t’accompagner dans cette maladie.Je pense que chaquepersonneest différente face a la mort,moi j’aila trouille,je ne veut pas ètre ranimer,ni crever sur un lit d’hopital.Ce qui m’aide le plus,c’est d’avoir des chirurgies hyper compétents et souriant,on plaisante souvent d’ailleurs.Mais je vais au CHU de LIMOGES,très compétent
Amitiés
yves
8 mai 2014 à 16h39 #124862Pierre
ParticipantPeut-on parler "d’annonce" quand on a déjà compris ce que le médecin a à annoncer ?
mardi soir, mon généraliste m’envoie aux urgences à cause de douleurs lombaires importantes. Il soupçonne une pathologie rénale, a priori une pyélonéphrite. Aucune signe d’infection. L’interne me fait passer un scanner et m’hospitalise pour une thrombose de la veine cave. Le lendemain, le chef des services des urgences me propose de me transférer dans le service d’urologie d’un autre hopital.
mercredi journée, un ambulancier me conduit. Arrivé sur place je vois le bouton de l’étage sur lequel il appuie : "oncologie", un premier indice. Dans l’après midi, une interne passe me voir, je la questionne sur mon scanner, elle me dit : "vous avez une petite masse sur le rein droit, je n’ai pas tous les éléments on ne sait pas encore ce que c’est". Je lui réponds "petite ou grosse la masse ?" et elle : "plutôt grosse monsieur" avant de s’enfuir de la chambre. Sur mon iphone je tape "thrombose de la veine cave masse sur le rein" et google me retourne sans équivoque possible des articles sur le cancer du rein étendu avec envahissement sous forme de thrombus dans la veine cave. Me voici fixé. J’ai fait mon diagnosctic tout seul. Au passage je lis un communiqué du docteur Escudier sur les premières rémissions complétes du cancer du rein métastatique. ça me permet de me raccrocher à quelque chose.
mercredi soir, 19h30 : mon épouse et mes 3 enfants (22, 20 et 16 ans à l’époque) sont dans la chambre. L’urologue entre. Il me dit qu’il vient m’expliquer mon problème et me demande si je préfère en parler en tête à tête avec lui ou s’il explique à toute la famille. Bien entendu, je choisis la deuxième solution. Il a une voix calme, chaude et rassurante mais en même temps il est direct et clair : "le scanner montre que vous avez une masse importante sur le rein droit qui s’est étendue dans la veine rénale et la veine cave. Cette masse on peut l’appeler tumeur, c’est pareil. Il est quasiment certain que cette tumeur est cancéreuse. Mais on peut faire quelque chose pour vous soigner. Dans votre cas, c’est la chirurgie qui s’impose en retirant la totalité de ce rein, ne vous en faites pas, votre deuxième rein va prendre le relais. je vous propose cela pour vous guérir." Ensuite, il a demandé si nous avions des questions et il nous a laissé en famille. C’était net et sans bavure, professionnel, humain et chaleureux en même temps. La nuit suivante, j’ai bien dormi…
jeudi matin : scanner thoracique pour le bilan d’extension. Jeudi à 15h, un oncologue se présente à moi. Il m’explique que si je fais le choix d’être traité dans leur hopital, je serais suivi par l’urologue vu la veille et lui même. Je parle d’aller à l’IGR, il me convainc de rester chez eux. C’est de toute façon un hopital parisien de très grande réputation. Il m’informe que mon cancer est localisé et qu’il n’y a rien d’inquiétant dans mes poumons. Il dit que mon pronostic de guérison est de 90% en me confirmant le traitement par chirurgie. Il me propose aussi d’être inclus dans un essai clinique (Neorad). Je lui demande quelques jours de réflexions. Avant de sortir de la chambre, il ajoute : "vous n’avez rien à faire à l’hopital, votre opération n’est pas urgente, je vous fais sortir."
Voilà l’annonce d’un cancer inattendu mais rapide, simple, précise : diagnostic, proposition thérapeuthique et pronostic en 48 h. Du travail de pros.
Personne ne savait encore que 10 mois plus tard, on recommencerait pour l’annonce de l’extension métastatique de ma maladie…
9 mai 2014 à 9h54 #124868FAVROT
Participantje vous remercie beaucoup Pierre pour votre témoignage ; ceci me permet de comprendre ce qui se joue au moment de l’annonce et comme vous l’expliquez ce qui a compté pour vous;
cordialement
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