Saisissez votre contribution ici…2014, intervention radiofréquence à Toulouse, à 250 km de chez nous, parce que, ici, personne ne voulait s'aventurer (trop compliqué car lésion mal placée, l'urologue a donc envoyé mon mari à Toulouse).
Quel foutoir pour me faire rembourser mes frais de transport avec ma propre voiture ! (et je ne parle pas de la location que j'ai dû prendre pour pouvoir, en même temps que je m'occupais de mon mari, garder ma fille handicapée auprès de moi, j'ai perdu 500 e de location et elel a persu une semaine de salaire [elle travaille en ESAT]; À la Sécu, on a demandé à mon mari pourquoi il ne se faisait pas traiter ici, on lui a dit qu'il fallait faire une demande d'accord trois semaines avant ! (sauf que trois semaines avant on ne savait pas bien ce qu'il en serait…) Notre médecin traitant et la secrétaire de l'urologue se sont renvoyé la balle pour savoir qui ferait le papier… Un truc de fou, et j'en passe ! Comme le fait que j'ai dû moi-même effectuer des recherches, passer des coups de fil, écrire pour retracer et retrouver le médecin radiologue de Toulouse qui avait changé de clinique entre-temps, remuer ciel et terre pour faire rapatrier le dossier à la bonne adresse. La secrétaire de l'urologue n'ayant pas fait son boulot est partie en congés, l'urologue aussi, le dossier de mon mari, lui, est parti à l'ancienne adresse du radiologue et a dormi plusieurs semaines sur un coin de bureau avant que je m'empare de l'affaire. Gros sur la patate !
Nous aurions pu demander un VSL, mais là, nous nous serions sans doute heurtés à d'autres blocages.
Eh oui, il faut bien se rendre compte que nous sommes dans un pays où la médecine est devenue à deux, voire à trois vitesses. Celui qui a cotisé toute sa vie et cotise encore a parfois bien moins de droits que celui qui n'a jamais cotisé et, côté soins, bien moins que ceux qui sont riches. On a parfois l'impression qu'il y a des patients qui comptent et d'autres moins…C'est sans doute "normal" dans un pays "normal".