La situation du cancer en France en 2012 :
L’INCa (Insitut National du Cancer) a publié le 15 janvier 2013 son rapport annuel sur la situation du cancer en France, action 6.1 du Plan cancer 2009-2013. Cette cinquième édition propose une actualisation des connaissances dans les différents domaines du cancer et de la cancérologie ainsi qu’un nouveau chapitre sur la thématique des inégalités de santé. Ce rapport présente une synthèse des données et des indicateurs relatifs au cancer et à la cancérologie, dans une démarche de prise en charge intégrée allant de la prévention à l’après cancer en passant par l’observation, le dépistage, les soins et la recherche. Cet état des lieux se réfère aux dernières données disponibles en septembre 2012, issues des études et des publications institutionnelles et scientifiques, et mises à disposition sur le portail des données du cancer.
On peut lire que pour un certain nombre de cancers, une diminution conjointe de l’incidence et de la mortalité est observée. C'est le cas pour le cancer du rein chez la femme. Chez les hommes, une stabilité de l’incidence associée à une baisse de la mortalité est observée pour le cancer du rein. L’amélioration de la prise en charge thérapeutique et l’impact des diagnostics plus précoces sont les facteurs explicatifs les plus évoqués pour ce profil.
Le tabac, le surpoids et l'obésité sont considérés comme des facteurs de risque du cancer du rein.
La maladie de Von Hippel Lindau et les prédispositions héréditaires au cancer du rein sont classés dans le gropupe des cancers rares. Chaque patient concerné par un cancer du rein héréditaire – ou suspecté de l’être – peut être pris en charge par une équipe spécialisée qui confirmera le diagnostic et déterminera le traitement le mieux adapté.
Le rapport sur le site e-cancer.fr.
La survie des personnes atteintes de cancer en France :
Le réseau des registres des cancers Francim, le service de biostatistique des Hospices Civils de Lyon (HCL), l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’INCa ont publié le 7 février 2013 le second rapport sur la survie des personnes atteintes de cancer en France, 1989 – 2007.
Réalisée à partir des données des registres des cancers du réseau Francim, cette étude porte sur 427 000 personnes, soit tous les nouveaux cas de cancer diagnostiqués entre 1989 et 2007 chez les patients âgés de plus de 15 ans et recensés dans 12 départements couverts par les registres participants à l’étude. Ce rapport fournit des estimations actualisées de survie à 1, 3, 5 et 10 ans après un diagnostic de cancer pour 47 localisations de cancers, tous stades confondus. L’étude confirme que la survie des personnes atteintes de cancers varie considérablement selon la localisation cancéreuse : la survie à 10 ans varie ainsi de 1 % à 93 %.
Une amélioration de la survie à 5 ans est observée pour la plupart des cancers étudiés. Cette amélioration peut être attribuée au progrès dû aux traitements pour certains cancers mais aussi, pour une grande part, à un diagnostic plus précoce facilitant souvent la prise en charge.
Concernant le cancer du rein, on peut lire : "Avec une survie nette à 5 ans de 69 % pour la dernière période, les cancers du rein occupent une position plutôt favorable parmi l’ensemble des localisations cancéreuses. Au cours de la période des 16 années étudiées, la survie a légèrement augmenté. Une partie de cette augmentation peut être liée à l’augmentation générale de la fréquence des examens d’imagerie (échographie abdominale, tomodensitométrie) réalisés pour divers motifs, qui conduit à diagnostiquer fortuitement des cancers du rein à un stade moins avancé, donc de pronostic plus favorable. Il est cependant difficile de déterminer la contribution respective de la découverte des tumeurs à un stade plus précoce et de l’amélioration des traitements à l’évolution constatée de la survie. Il faut noter également qu’il est trop tôt pour que les effets des traitements récents, tels que les médicaments à visée antiangiogénique (inhibiteurs de tyrosine kinase, etc.), dont les essais cliniques ont montré l’efficacité sur les cancers du rein métastatiques et qui sont à présent couramment utilisés, puissent être observés dans cette analyse. En effet, ces médicaments n’ont été utilisés de façon générale dans cette indication qu’à partir de l’année 2006."
Le rapport sur le site e-cancer.fr.
Cancer et fertilité :
L’INCa et l’Agence de la biomédecine ont publié le 19 février 2013 un rapport d'étude sur la préservation de la fertilité et les traitements des cancers chez l'enfant, l'adolescent et le jeune adulte. Ce rapport s'inscrit dans le cadre des mesures du Plan cancer 2009-2013 (mesure 21et 23) et des missions confiées par le législateur à l'Agence de la biomédecine. Il a pour objectif de sensibiliser l’ensemble des professionnels aux dernières avancées en matière de préservation et de restauration de la fertilité afin d’améliorer la prise en charge des jeunes patients atteints de cancer.
Cette première étude dresse un état des lieux des connaissances et des pratiques, que les professionnels de santé doivent s'approprier. Elle aborde l'état des connaissances sur la toxicité des traitements du cancer sur la fertilité, les stratégies actuelles de préservation de la fertilité, la situation actuelle en France et les pistes d'amélioration.
Les effets des thérapies ciblées et en particulier des traitements actuellement utilisés dans le traitement du cancer du rein de l'adulte ne sont pas évoqués dans ce rapport qui concerne les traitements des cancers chez l'enfant, l'adolescent et le jeune adulte :
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La chirurgie destinée à traiter les cancers peut compromettre la fertilité lorsqu’elle touche les organes génitaux de l'homme ou de la femme.
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La radiothérapie utilisée dans le cadre du traitement des tumeurs gynécologiques.
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La chimiothérapie.
Le communiqué de presse et le rapport se trouvent sur le site de l'INCa.