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Une belle leçon de courage et d’espoir

Lorsque nous avons reçu le message de Daniel Caruette qui souhaitait témoigner qu'il faut continuer à mettre en chantier des projets et à les vivre avec bonheur, nous lui avons demandé s'il était d'accord pour nous raconter sa formidable aventure et nous le remercions pour son récit qui est un exemple de courage et d'espoir.

Kilimanjaro

Les neiges du Kilimanjaro, même si vous n’avez pas lu le livre de Hemingway, est-ce que cela n’a pas de quoi faire rêver ? On ne sait pas forcément que ce massif montagneux se trouve en Tanzanie, l’un des pays les plus pauvres d’Afrique. La présence de pétrole n’est pas la seule à attirer du monde, ce sommet de l’ Afrique avec ses 5896 m. offre de belles possibilités de randonnées.

Un ami m’a proposé ce voyage au sommet du Kilimanjaro. N’ayant plus qu’ un seul rein depuis une opération 18 mois plus tôt, j’hésitais à donner ma réponse, l’effort physique,l’alimentation, l’éloignement … J’avais découvert l’existence de l’association ARTuR par une émission de Télévision, je m’étais rendu à la rencontre au théâtre des Champs Élysées, Bernard Giraudeau y était intervenu c’était à l’époque de la parution de son dernier livre “Un grand Amour”, une invitation au voyage. Pour éclairer ma décision jai ’envoyé un courrier électronique à l’ association qui m’a répondu par retour de courrier : J'ai bien reçu votre question. Si vous allez bien, comme vous le dites, menez une vie normale et bon trekking dans le Kilimanjaro. Il vous restera à prendre une photo du haut du Kilimanjaro et à envoyer un témoignage pour le forum des patients, pour témoigner que l'on vit très bien avec un seul rein… Bon voyage. Dr Bernard Escudier Président d'ARTuR”.

Il n’en fallait pas plus pour prendre la décision du départ. Il s’agit de s’équiper pour résister au froid, nous aurons moins 20° au sommet, un peu d’ entraînement pour les longues marches d’approche et une semaine dans les alpes avec quelques nuits en refuge pour l’acclimatation à l’altitude.

Le 25 juillet 2010, atterrissage au Kenya à Nairobi, une journée de bus sur une route parfois excellente et plus souvent exécrable et nous voilà à pied d’ œuvre. Notre groupe se compose de dix français, venant de tout l’hexagone. La plus jeune a 15 ans, le plus ancien qui a passé sa vie à construire des routes en Afrique revient ici pour ses 80 ans, il n’en est pas à sa première ascension. Pour gravir ses presque 6000 mètres, il nous faudra cinq jours pour atteindre le sommet au milieu de conditions climatiques bien changeantes. La dernière étape sera la plus rude avec le lever à 23 heures, le départ à minuit, sept heures de montée avec un petit vent glacial, il fait moins 20 degrés, pour arriver enfin au sommet au lever du jour. Splendide ! Les glaciers prennent toutes les teintes du soleil levant, les cratères des volcans sortent de l’ombre, le panorama se découvre à perte de vue , Après vingt minutes au sommet, sans oublier les photos promises, il faut prendre le chemin de la descente, l’altitude donne un sentiment d’ivresse et les guides savent qu’il ne faut pas s’éterniser à cette altitude.                                                                                             

Nous allons en deux jours faire le chemin inverse, nous repasserons par différentes zones climatiques. Laissant derrière nous le plateau volcanique inhospitalier et ses glaciers, nous déboulons 2000 mètres plus bas sur une sorte de grande lande sauvage. Le lendemain, retour à la végétation avec quelques spécimens uniques à cette région, l’Impatience du Kilimanjaro, le Senecio, la Lobélie du Kenya, En fin de parcours c’est la forêt exubérante, ce versant du Kilimanjaro captant toute l’eau des nuages.

On ne pouvait pas se lancer au hasard, sans faire appel aux gens du pays. La marche d’approche est longue. Cette randonnée de haute montagne n’aurait pas été possible sans la présence de nos porteurs, des deux cuisiniers et de nos guides. Passé la porte du parc, il faut vivre en autonomie pendant 7 jours. Tout se porte à dos d’homme, (en fait ils portent tout sur leur tête) la bonbonne de gaz pour la cuisine comme les plateaux en cartons avec 3 douzaines d’ œufs ! Ce sont des Massaïs, une des ethnies du pays, qui assurent ce portage.

Cette belle aventure n’aurait pas été possible non plus pour moi sans le travail des professionnels de la santé, chirurgien et aides soignantes, et sans la disponibilité de ceux qui sans me connaître ont répondu à un message électronique :” …bon trekking dans le Kilimanjaro. Il vous restera à prendre une photo du haut du Kilimanjaro et à envoyer un témoignage pour le forum des patients, pour témoigner que l'on vit très bien avec un seul rein… Bon voyage. .”

Pour compenser la pollution due au transport aérien notre voyagiste propose à ses clients de soutenir une organisation locale de reforestation en Tanzanie qui permet de compenser les dégâts.

Daniel Caruette (à gauche sur la photo).

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